Credits

retour

Titre:

SOURCE D'HISTOIRE

Titre anglais:SOURCE OF STORIES
Pays de production:Burkina Faso; Frankreich 2002
Langue:OF m. engl. UT
Durée:25 Minutes
Cycle:Jenseits von Europa VIII


Réalisateur:Roamba, Adama
Caméra:Djibila, Paul
 NITIEMA, Thomas
Montage:BRUN, Martine
 De Fouchier, Noemi
Musique:CARRERE, Sara
 Dim, Jeremie
 DJATA
Son:TRAORE, Issa Sénior
  
Acteurs:Ouedraogo, Tom
 Samake, Oumar
 Sorgho, Gustave
Sociétié de production: FILMS 21



Synopsis



©
Sydi, Moktar, Mouka, trois copains de 12 ans, vivent tranquillement dans un petit village. Sydi tombe amoureux de Mimi. Moktar s`érige en maire et unit le couple lors d`une escapade en forêt. Pendant ce temps, les négociations entre le pouvoir central et le mouvement rebelle échoue. Leur village est pris pour cible et tout bascule. Mimi, aidée de Moktar, soigne Sydi blessé à l`épaule lors de l`attaque. Mouka est arrêté par les rebelles. Le sergent Toé, sous-officier dans l`armée rebelle, et âgé seulement de 12 ans, sauve Mouka et l`aide à s`enfuir. Il regagne son village et ses amis.
Africultures


Remarque


On ne peut rester insen­si­ble au très beau film de Adama Roamba. Le réa­li­sa­teur réus­sit à nous faire vivre le quo­ti­dien des enfants sol­dats à l’instar de l’écrivain Amadou Kourouma, (décédé depuis) dans son livre « Allah n’est pas obligé ». Il met en paral­lèle une jour­née ordi­naire dans un vil­lage où trois jeunes gar­çons se dis­traient, insou­ciants, et la pré­pa­ra­tion des petits sol­dats rebel­les à atta­quer ce vil­lage. Le très jeune Thomas Ouédrago, comé­dien prin­ci­pal de « Source d’his­toire » incarne le chef dési­gné de cet esca­dron de la mort, avec une finesse et une sobriété impres­sion­nan­tes. Il pos­sède déjà une grande matu­rité pour son âge, et jongle avec ses émotions, lais­sant appa­raî­tre ses doutes à tra­vers ses convic­tions. Une inter­pré­ta­tion qui lui a valu de nom­breux prix et de pro­po­si­tions de rôles. Le réa­li­sa­teur réus­sit à ins­tal­ler un climat oppres­sant. Une vio­lence tou­jours pré­sente sans être affi­chée, créant une angoisse beau­coup plus grande chez le spec­ta­teur. On passe de la légè­reté à la tra­gé­die, de la tra­gé­die à la légè­reté. Adama Roamba par­vient à nous désar­çon­ner, en étant jamais là où l’on croyait l’atten­dre. Un film qui vous hante long­temps après l’avoir vu. 

Isabelle Audin, Clap Noir


FESPACO Ouagadougou 2003: Preis für den besten Kurzfilm